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Exposition temporaire « Ferdinand Roybet (1840-1920), graveur et dessinateur. » du 4 novembre 2020 au 14 février 2021

Ferdinand Roybet (1840-1920), graveur et dessinateur. Une collection unique au musée Roybet Fould.

Exposition temporaire du 4 novembre 2020 au 14 février 2021 au musée Roybet Fould.

Exposition réalisée par l’équipe du musée Roybet Fould

Textes et scénographie :  Emmanuelle Trief-Touchard

Peintre reconnu par ses contemporains, Ferdinand Roybet demeure un artiste sous représenté dans les collections françaises n’ayant jamais bénéficié d’une rétrospective exhaustive de son œuvre. La seule tentative, réussie et remarquée, fut celle de la Galerie Georges Petit qui, en 1890, exposait les œuvres majeures du maître. Le critique d’art Roger-Milès, ami et collectionneur, soulignait alors les qualités d’un peintre expérimenté et doté « d’une nature d’artiste exceptionnellement douée » portée par une vocation et l’étude rigoureuse des grands maîtres du XVIIe pour lesquels il avait une totale admiration.

                                   

Trente reproductions d’après les œuvres importantes de F. Roybet, notice par L. Roger-Miles, Georges Petit éditeur, 12 rue de Godot-de-Mauroi, Paris, 1890.

Actuellement présent dans les grandes collections publiques françaises et étrangères, Ferdinand Roybet demeure un maître de l’intime dont les compositions nombreuses sur le marché de l’art restent néanmoins accrochées aux cimaises d’intérieurs privés à travers le monde.

Le projet de consacrer une exposition aux dessins et aux gravures de Ferdinand Roybet est né d’un double constat, celui de la nécessité de redécouvrir l’œuvre inédite du peintre mais également d’appréhender l’ensemble de sa carrière dans la complémentarité des supports et des formes.

Le musée Roybet Fould compte plus de six cents dessins et une quarantaine de peintures ce qui en fait le premier fonds consacré à l’artiste. Unique par sa diversité et l’importance des pièces conservées, la collection présente un panel presque complet des techniques et des sujets traités par le peintre. L’exposition offre ainsi une sélection de dessins et de gravures opérée dans le fonds du musée constitué au fil du temps par achats et par dons.

 

« La mission de l’art n’est pas de copier la nature mais de l’exprimer ! »

Honoré de Balzac, Le Chef-d’œuvre inconnu, 1831.

 

Pour écouter l’enregistrement audio, cliquer ici ou sur la photo ci-dessous.

« – Montrer mon œuvre, s’écria le vieillard tout ému.

Non, non, je dois la perfectionner encore. Hier, vers le soir, dit-il, j’ai cru avoir fini. Ses yeux me semblaient humides, sa chair était agitée. Les tresses de ses cheveux remuaient. Elle respirait ! Quoique j’aie trouvé le moyen de réaliser sur une toile plate le relief et la rondeur de la nature, ce matin, au jour, j’ai reconnu mon erreur. Ah ! pour arriver à ce résultat glorieux, j’ai étudié à fond les grands maîtres du coloris, j’ai analysé et soulevé couche par couche les tableaux de Titien, ce roi de la lumière ; j’ai, comme ce peintre souverain, ébauché ma figure dans un ton clair avec une pâte souple et nourrie, car l’ombre n’est qu’un accident, retiens cela, petit. Puis je suis revenu sur mon œuvre, et au moyen de demi-teintes et de glacis dont je diminuais de plus en plus la transparence, j’ai rendu les ombres les plus vigoureuses et jusqu’aux noirs les plus fouillés ; car les ombres des peintres ordinaires sont d’une autre nature que leurs tons éclairés ; c’est du bois, de l’airain, c’est tout ce que vous voudrez, excepté de la chair dans l’ombre. On sent que si leur figure changeait de position, les places ombrées ne se nettoieraient pas et ne deviendraient pas lumineuses. J’ai évité ce défaut où beaucoup d’entre les plus illustres sont tombés, et chez moi la blancheur se révèle sous l’opacité de l’ombre la plus soutenue ! Comme une foule d’ignorants qui s’imaginaient dessiner correctement parce qu’ils font un trait soigneusement ébarbé, je n’ai pas marqué sèchement les bords extérieurs de ma figure et fait ressortir jusqu’au moindre détail anatomique, car le corps humain ne finit pas par des lignes. En cela les sculpteurs peuvent plus approcher de la vérité que les autres. La nature comporte une suite de rondeurs qui s’enveloppent les unes dans les autres. Rigoureusement parlant, le dessin n’existe pas ! Ne riez pas, jeune homme ! Quelque singulier que vous paraisse ce mot, vous en comprendrez quelque jour les raisons. La ligne est le moyen par lequel l’homme se rend compte de l’effet de la lumière sur les objets ; mais il n’y a pas de ligne dans la nature où tout est plein : c’est en modelant qu’on dessine, c’est-à-dire qu’on détache les choses du milieu où elles sont, la distribution du jour donne seule l’apparence au corps ! Aussi n’ai-je pas arrêté les linéaments, j’ai répandu sur les contours un nuage de demi-teintes blondes et chaudes qui fait que l’on ne saurait précisément poser le doigt sur la place où les contours se rencontrent avec les fonds. De près, ce travail semble cotonneux et paraît manquer de précision, mais à deux pas, tout se raffermit, s’arrête et se détache ; le corps tourne, les formes deviennent saillantes, l’on sent l’air circuler tout autour. Cependant je ne suis pas encore content, j’ai des doutes. Peut-être faudrait-il ne pas dessiner un seul trait, et vaudrait-il attaquer la figure par le milieu en s’attachant d’abord aux saillies les plus éclairées, pour passer ensuite aux portions les plus sombres. »

Honoré de Balzac, Le Chef-d’œuvre inconnu, 1831.

Petit Pierre (1831-1909) Portrait de Ferdinand Roybet s.d. (vers 1900), Musée Roybet Fould, inv.2016.0.54.

 

Sadoux Jean Eugène (1840-1906) Lyon, vue des bords de la Saône, s.d. (vers  1870) Eau-forte et pointe sèche. Collection particulière.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Né à Uzès, le jeune Roybet grandit dans le centre de Lyon, à proximité des places de Bellecour et des Terreaux. Aucune ascendance familiale ne prédestine Ferdinand à une carrière artistique si ce n’est un don précoce pour le dessin.

Un peintre, graveur et dessinateur

L’Ecole lyonnaise.

En 1853, poussé par son père, Roybet entre à l’Ecole des Beaux-arts, en section gravure. L’enseignement intègre la copie d’antiques, la géométrie pratique, la perspective et les ornements. Formant de futurs dessinateurs pour l’industrie textile, l’école contribue à faire renaître un mouvement artistique lyonnais en maintenant un enseignement rigoureux de qualité.

Quittant l’école en 1857, Roybet veut devenir peintre. Il copie au musée des Beaux-arts et travaille alors auprès de Jean-Baptiste Chatigny (1834-1886), peintre actif à Lyon. Dans l’atelier de la rue Jarente, il s’initie à la couleur et aux matières.

Se destinant à devenir peintre, Roybet quitte Lyon après le décès de son père et un mariage. Il bénéficie de relations lyonnaises comme le peintre Antoine Vollon qui favorise sa rencontre avec un groupe d’artistes réunis autour d’Alfred Cadart et de Théodule Ribot.  A Paris fin 1864 et sans ressources, Roybet débute par de petits travaux : cartons de vitraux, enseignes, modèles de perruques pour les coiffeurs et « tableautins » à dix francs. Le jeune artiste travaille alors intensément, puisant dans l’entourage de la Société des Aquafortistes des sources, des motifs et des inspirations qui le conduisent, dès 1866, au faîte de sa carrière et à la maîtrise de son style.

 

Roybet Ferdinand Le Petit Savoyard 1862 / « Chambéry » « Lyon » Huile sur toile Musée Roybet Fould, inv.90.3.3
Roybet Ferdinand La jeune fermière 1859 ; « élève de Chatigny » Huile sur toile Musée Roybet Fould, inv.90.3.24
La maîtrise du trait

La formation initiale de Ferdinand Roybet est celle de la gravure, un art exigent et rigoureux qui nécessite un goût pour le dessin et une appétence pour la ligne et le trait. Cependant, le peintre racontera plus tard que voulant fuir la monotonie de cet art, il préfère quitter l’école des Beaux-arts de Lyon pour se former en autodidacte à la peinture. Par son beau-frère Jean-Marie Rollion, il côtoiera des peintres, des maîtres verriers et des artisans qui stimulent sa curiosité et complètent sa formation. C’est néanmoins la gravure qui le sauve de la pauvreté, en 1864, quand arrivant à Paris, il entre à la Société des Aquafortistes. Sur toute sa carrière, Roybet grave peu de cuivres – quinzaine compositions sont aujourd’hui identifiées- laissant le soin à ses amis graveurs d’interpréter ses œuvres.

Si la carrière de Roybet en tant que graveur fut courte, on ne peut nier l’influence de cet art et de des techniques de la taille douce comme de l’eau-forte sur ses dessins et sur sa peinture. L’exigence des formations -en atelier et dans les écoles- devaient permettre aux artistes de développer leur capacité à produire des tableaux. Les étapes préparatoires depuis l’ébauche jusqu’au motif sur carton nécessitent toujours, au milieu du XIXe siècle, un travail d’invention et de composition, basé sur une connaissance pratique du dessin, de la perspective, du clair-obscur et de la couleur. Le dessin prend donc une place importante dans le processus d’élaboration et de création qu’il s’agisse d’une gravure ou d’une peinture.

 

En retard pour la fête ou Saltimbanques Eau-forte, épreuve avec la lettre Publiée par la Société des Aquafortistes, Paris Cadart et Luquet, 1864-1865, 3ème année, vol.3, 1er février 1865, n° 148 ; Une épreuve de cette gravure sera exposée au Salon de 1865 (n°3455) Musée Roybet Fould, inv.90.5.01

 

 

 

 

Un Fou sous Henri III, Eau-forte et pointe sèche, épreuve avant la lettre 1866 Publiée dans la Gazette des Beaux-arts, n°30 en album de 50 gravures. Une épreuve st exposée par la Galerie Georges Petit en 1887 (n°666) Musée Roybet Fould, inv.2015.10.7

 

Les Joueurs de trictrac Eau-forte et pointe sèche, épreuve avant la lettre 1868 Publiée dans la Gazette des Beaux-arts, « Salon de 1868 », juillet-décembre 1868, p.16. Musée Roybet Fould, inv.90.5.02

 

Un dessinateur, des techniques

A la quantité, Ferdinand Roybet associe la rapidité d’exécution, sans pour autant négliger ce travail préparatoire exécuté selon un principe cohérent depuis le croquis, l’esquisse et l’étude jusqu’à la réalisation de l’étude peinte (« bozzetto » ou esquisse / « modello » ou maquette) de dimensions inférieures à l’œuvre définitive.

Présentant un goût inné pour le dessin, Roybet étudie méthodiquement, par la copie et l’étude des maîtres des XVIe et XVIIe siècles, la manière de chacun des artistes qu’il affectionne de Rembrandt à Véronèse. A Lyon, les artistes qui forment Roybet appartiennent à une génération de peintres et de graveurs encore nourris par les enseignements de l’Académie royale de peinture et de sculpture dont Roybet hérite ainsi indirectement.

La richesse de Ferdinand Roybet vient alors de cette capacité à se révéler dans un style personnel et unique, en absorbant la leçon des maîtres et en orientant ses choix en dehors de toute recette définie et reproductible. Aussi s’il n’existe pas de « copie de style », la réunion de dessins, de sujets et de dates divers, révèle un « style Roybet » associant agilité, spontanéité, souplesse et rigueur tant dans l’art du portrait que dans les scènes historiques ou la peinture de genre.

 

 

Envisagé de prime abord comme une technique, le dessin est également un langage composé de signes, de traits et de figures organisés sur un support. L’analyse de cette matière témoigne de la personnalité d’un artiste et de sa capacité à poser des idées ou à imaginer des compositions puis à les faire évoluer. En cela chaque dessin est unique, devenant une œuvre intentionnelle élaborée sur un support avec des outils.

Les techniques abordées par Ferdinand Roybet sont diverses et ne traduisent aucune spécificité dans le contexte de leur réalisation. Le peintre bénéficie des inventions de l’industrie papetière et de celles de nouveaux marchands de couleurs ou commerçants de matériels de dessin et de peinture. Néanmoins, contrairement aux artistes de sa génération qui pratiquent fréquemment l’esquisse et la peinture hors de l’atelier, Ferdinand Roybet privilégie le cadre intime de son espace privé pour esquisser et préparer ses toiles.

Quelques compositions sur le motif sont connues ; trois paysages sont aujourd’hui conservés au musée Roybet Fould. La majorité des œuvres est réalisée au crayon graphite, au fusain ou à la pierre noire ; a contrario, on trouve peu de sanguines et de pastels dans son corpus. Les techniques sont choisies selon la disponibilité du moment ou selon le rendu espéré afin de privilégier les textures veloutées et les noirs intenses.  Influencé par Théodule Ribot lors de son arrivée à Paris, Ferdinand Roybet est qualifié de « maître du noir » par certains critiques d’art. Il tentera de s’échapper de ce qualificatif par une maîtrise absolue de la couleur et une palette organisée autour des rouges, des bleus et des verts.

 

 

Par les nombreux dessins préparatoires, Roybet étudie ses modèles, sa mise en forme et les effets de la lumière. L’utilisation de techniques aqueuses (encre, lavis, aquarelle) intervient après une série d’études de personnages ou de compositions en raison de l’extrême difficulté et de l’impossibilité de repentirs ou d’effacements. Ces œuvres sont généralement abouties mais peuvent encore constituer une variante de l’œuvre finale. Ces dessins demeurent des œuvres indépendantes généralement signées par le peintre.

 

 

 

Charles Le Téméraire à Nesle ou le chef-d’œuvre oublié

En juin 1890, Ferdinand Roybet présente à la Galerie Georges Petit, à Paris, la première exposition rétrospective de ses œuvres. Louant pour l’occasion les salles de la rue de Sèze, il propose une sélection de tableaux issus de collections privées. L’exposition est un événement dont la presse se fait écho. On évoque le talent de l’artiste, ses qualités de coloriste, la force du dessin et les thèmes abordés. D’importants tableaux sont là : La Main chaude (1885), Le Fumeur, Les Joueurs d’échecs, La Séance, Les Musiciens au château

« Mais la pièce capitale de l’exposition, celle qui révèle le génie de Roybet dans tout son éclat éblouissant, dans toute sa puissance magistrale, c’est l’Entrée de Charles le Téméraire dans la petite ville de Nesle. On connaît le sujet. Charles le Téméraire accusait Louis XI d’avoir fait empoisonner son frère, et puisque rien n’était venu contredire cette assertion, il résolut de se venger. Escorté d’une cavalerie nombreuse, il envahit la Picardie, franchit la Somme et mit le siège devant la petite ville de Nesle. Comme la reddition de cette cité ne lui suffisait pas, il pénétra dans l’église où les habitants s’étaient réfugiés. Il mit l’église à sac et passa les habitants au fil de l’épée. C’est cette scène dramatique que Roybet a retracée avec une puissance qui tient du génie rappelle à l’esprit les plus grands chefs-d’œuvre des maîtres. La palette de Rubens n’est pas plus éclatante, et certaines parties du tableau, d’une hardiesse et d’une vigueur extraordinaires, m’ont rappelé — la comparaison, encore qu’elle soit osée n’est pas excessive — les chefs-d’œuvre de la Chapelle Sixtine. Certes, il n’est pas de parallèle possible entre des sujets profanes, et des sujets religieux ; mais les raccourcis, par exemple, sont traités avec la témérité des plus illustres artistes de la grande époque italienne. La toile est immense. » (F. Xau, L’Echo de Paris, 8 juin 1890)

Le tableau, aux dimensions hors normes (h.6,62 m x l. 7,31) est orné d’un cadre néo-gothique augmentant sa longueur à dix mètres au total. Ferdinand Roybet pensa sa composition pendant vingt ans, soit dès 1868, mais il ne mit que deux ans à le peindre dans un atelier loué pour l’occasion.

Après Paris, le tableau doit voyager à Bruxelles, à Vienne, puis Pesth (Budapest), Dresde, Berlin et Londres.  Si Roybet songe à le présenter lors de l’Exposition universelle de Chicago en 1893, il doit renoncer car la composition est refusée en raison de sa taille. Le tableau rejoint alors les cimaises du Salon des Artistes Français, à Paris, avec « Propos Galants », deux œuvres qui valent à Roybet une médaille d’honneur en 1893.

Dès lors, on s’interroge sur l’absence d’acheteur pour cette toile exceptionnelle qui continue de voyager. A l’Exposition internationale de 1894 à Lyon, la municipalité évalue un achat potentiel puis renonce. Le tableau part aux Etats-Unis pour l’Exposition internationale du Trans-Mississippi (à Omaha, Nebraska) puis il revient pour l’Exposition décennale de 1900 à Paris, aux côtés de six autres tableaux du peintre. Si Charles le Téméraire est signalé à Rouen (1869), à Besançon (1893), à Toulouse (1899) et à Mulhouse (1908), il s’agit en réalité d’études peintes réalisées par Roybet en préparation de son tableau final.

Entre 1868 et 1890, Ferdinand Roybet multiplie les esquisses et les études de personnages ou de composition. Le Musée Roybet Fould compte ainsi plus cent vingt dessins et cinq peintures préparatoires pour ce tableau dont Roybet espérait un achat de l’Etat et une reconnaissance officielle. Il n’en fut rien, le chef-d’œuvre fut vendu, en 1910, par la Galerie Georges Petit pour la somme de 49,000 francs. Celle-ci représente un tiers du prix demandé à la ville de Lyon et à peine dix pour cent du coût total engagé pour la réalisation de l’ensemble. Transportable dans vingt-trois caisses conçues pour recevoir l’œuvre et son cadre, le tableau a aujourd’hui totalement disparu.*

 

Pour écouter l’enregistrement audio, cliquer ici ou sur la photo ci-dessous.

Albert Wolff, « Ferdinand Roybet », Le Figaro, 8 juin 1890.

Texte audio : Philippe Bertrand, 2020

 

 

 

 

Les mots cachés du musée…
Dans le cadre de l’exposition consacrée à Ferdinand Roybet, graveur et dessinateur, venez découvrir le vocabulaire de la gravure dans cette partie de mots cachés !

 

 

Les mots croisés du musée…

Dans le cadre de l’exposition consacrée à Ferdinand Roybet, graveur et dessinateur, à vous de jouer ! Nous vous proposons ces mots-croisés autour de l’art du dessin :

 

 

Retrouvez le livret-jeux de l’exposition en cliquant sur la photo ci-dessous.
et ICI les solutions du livret-jeux.

 

ainsi qu’un tuto explicatif de « comment réaliser sa propre fraise »