Ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h

Théodore Deck (1823-1891) Les Quatre Saisons, décor de l’orangerie du parc de Bécon à Courbevoie

Du mercredi 17 janvier 2018 au dimanche 24 juin 2018

Exposition temporaire présentée au musée Roybet Fould

Initiateur de la céramique moderne, Théodore Deck devient rapidement, dans la seconde moitié du XIXème siècle, un des artistes les plus reconnus tant par la diversité des formes qu’il réalise que pour les recherches techniques qu’il mène, contribuant alors au renouveau de son art. L’originalité de ses décors marque, avant 1900, la naissance de l’Art Nouveau.

Unique dans son style et sa manière, Théodore Deck puise dans un vocabulaire qui, loin de copier ou imiter les productions existantes, réinvente des formes inédites et originales. L’artiste puise alors son inspiration dans différentes sources avec virtuosité et éclectisme et perfectionne les anciennes techniques notamment, dans les domaines de la faïence fine. Un goût prononcé pour la couleur conduit Théodore Deck à l’étude de l’art oriental ou « art persan » et de l’Extrême-Orient. Sa connaissance des artistes de la Renaissance française et italienne lui permet d’envisager une complémentarité de recettes et de formes.

C’est en étudiant les faïences turques d’Iznik et en tentant de reproduire l’intensité et la luminosité des teintes qu’il se fait connaître. Exposées en 1861, ses œuvres remportent un succès colossal. On parle des reflets « électriques », « d’aurores boréales », « de lueurs féériques ». Son souhait le plus cher serait de « créer des produits qui, par l’éclat et la séduction des couleurs peuvent être comparés aux plus belles faïences orientales » (Th. Deck, La faïence, Paris, 1887). La Chine et le Japon, dont on redécouvre les productions à la fin du siècle, l’impressionnent également. En 1863, il expose ses premières faïences couvertes de glaçures alcalines, colorées bleu turquoise, et donne naissance à un bleu profond et limpide, le « bleu Deck ». Les fonds décorés ou gravés en léger relief évoquent l’art chinois ou japonais. S’il mélange fréquemment les motifs sans le différencier, il s’agit d’évoquer un style et non de le copier. Sa manière s’enrichit également des recherches menées par d’autres artistes de l’époque.

Au cours de sa carrière, Théodore Deck voyage et compose des objets mais également des décors. Il en est tantôt l’auteur tantôt le maître d’œuvre, confiant à ses amis peintres la conception des sujets et la réalisation des motifs. Il intervient alors, à Courbevoie, en 1874, pour le prince roumain Georges B. Stirbey, propriétaire d’une partie du domaine de Bécon. Théodore Deck commande à deux artistes des cartons pour l’ensemble décoratif composé de huit têtes sous forme de médaillons, intégrés dans un ensemble plus large de cartouches en cuir et d’allégories évoquant le thème des Quatre saisons. Les motifs seront réalisés par Jules-Antoine Legrain et Albert Anker puis finalisés et signés par Théodore Deck.

On retient de Deck son goût pour le voyage et l’émerveillement face à l’art oriental qui l’a tant fasciné. Son intervention dans le domaine de Bécon n’est pas un hasard. Les propriétaires du château, grands voyageurs eux-mêmes, sont tantôt français, italiens ou roumains. Les familles Fould et Stirbey à l’origine des derniers aménagements du parc n’y ont-ils pas fait remonter deux pavillons de l’Exposition universelle de 1878, celui de la Suède-Norvège et celui des Indes anglaises. Ces architectures éphémères sont aussi le fruit d’influences diverses qui transportent leurs propriétaires au-delà des frontières de l’Europe au cœur d’un exotisme imaginaire.

Dossier de presse

Livret-jeux enfant Expo Théodore Deck

AUTOUR DE L’EXPOSITION

Publications :

  • Affiche dépliant disponible gratuitement auprès de l’accueil : textes et visuels
  • Flyer de présentation de l’exposition et dates clefs des actions culturelles
  • Catalogue de l’exposition, Théodore Deck (1823-1891), les Quatre saisons, décor de l’Orangerie du parc de Bécon, 64 pages avec illustrations, en vente au musée Roybet Fould, 12 €, Edition Ville de Courbevoie, mars 2018.
  • Livret parcours-jeux pour le jeune public 8-12 ans gratuit

Conférences :

Les jeudis 18 janvier, 15 février, 15 mars, 12 avril, 17 mai et 21 juin 2018

« Une soirée au musée »

Série de conférences sur Théodore Deck, ses collaborateurs et la céramique en lien avec les œuvres de l’exposition.

De 18h à 19h, réservation conseillée.

Ateliers de création pendant les vacances scolaires  :

à destination du jeune public (5-12 ans), activité payante.

Inscription auprès du musée au 01 71 05 77 92.

Journées européennes des métiers d’art :

Samedi 7 et dimanche 8 avril 2018

Des rencontres au musée Roybet Fould en présence d’intervenants sur la création et la restauration dans le secteur des arts décoratifs.
De 10h30 à 18h, entrée libre et gratuite.

Nuit européenne des musées :

Samedi 21 mai 2018

Présentation de l’opération La Classe, l’œuvre, animations pour les enfants, conférence et soirée musicale.
De 10h30 à 23h, entrée libre et gratuite.