Ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h

Juana Romani (1867-1923), modèle et peintre. Un rêve d’absolu

Juana Romani (1867-1923), modèle et peintre. Un rêve d’absolu

Exposition temporaire du mercredi 13 mai au dimanche 20 septembre 2020 inclus au musée Roybet Fould

« Comment a-t-elle appris à peindre ? A-t-elle même appris à peindre ? Tout ce que fit le génie de l’art italien semble s’être quintessencié en elle, naturellement, par un fait d’atavisme et d’origine, comme un grain précieux que le vent avait emporté, et qui germe, mûri par d’invisibles soleils. Corrège, et Titien, et Véronèse revivent en elle, et c’est sans doute d’un caprice de ces grandes ombres qu’est sortie cette lumineuse fleur. » Armand Silvestre

Originaire de Velletri (Latium), installée depuis son enfance avec sa famille à Paris, Juana Romani, de son vrai nom Giovanna Carolina Carlesimo, se forme de manière autodidacte à la pratique du dessin et de la peinture en posant pour les peintres parisiens. Son physique généreux et sa chevelure fauve font d’elle un modèle apprécié de peintres (Victor Prouvé, Carolus-Duran, Jean-Jacques Henner…) comme de sculpteurs (Alexandre Falguière). Le cadre de l’atelier lui permet de recevoir les enseignements de Henner et de Ferdinand Roybet avec qui la connivence artistique conduit à une complicité amoureuse.

Femme volontaire et déterminée, elle sait, en peu de temps, s’imposer sur la scène artistique parisienne grâce à des images de femmes puissantes et sensuelles, puisant ses références dans la mythologie, le théâtre, l’opéra, l’histoire ou l’histoire de l’art. Sa santé psychiatrique devenant de plus en plus fragile, elle cesse d’exposer en 1905. Après avoir été déclarée aliénée, elle décède dans une maison de santé de Suresnes.

Destin romanesque, peintre de talent dont la carrière s’épanouit sur moins de vingt années, Juana Romani, revendique une autonomie au sein d’un milieu presque exclusivement masculin et participe, presque malgré elle, aux mouvements d’émancipation féminine.

Après une première rétrospective dans sa ville natale de Velletri en 2018, il appartient au musée Roybet Fould de Courbevoie d’organiser la première exposition française en déclinant en trois temps son parcours : sa carrière de modèle et ses maîtres, sa carrière de peintre et enfin, sa relation plus particulière, en tant que femme, modèle et artiste, avec Ferdinand Roybet.

ANIMATIONS JEUNE PUBLIC et ADULTES

Nuit européenne des musées

Vacances d’été

Journées européennes du patrimoine

LIVRET JEU DE VISITE DE L’EXPOSITION / 6-12 ANS

Le musée met à disposition du jeune public un livret de 2 pages de découverte de l’exposition, disponible sur demande à l’accueil (gratuit).

CONFERENCES –Une soirée au musée Roybet Fould ; « Autour de l’exposition »

  • 14 mai 2020 – 18h/19h
  • 11 juin 2020 – 18h/19h
  • 02 juillet 2020 – 18h/19h
  • 17 septembre – 18h/19h

 JOURNEE D’ETUDE– 3 juin 2020

« Élèves et maîtresses : permanences et ruptures dans l’apprentissage des artistes femmes (France, 1849-1924) »

Paris, auditorium du musée Rodin, 3 juin 2020
http://www.musee-rodin.fr

Journée d’étude organisée par le centre François-Georges Pariset EA 538 (Université Bordeaux Montaigne) et le musée Roybet Fould (Courbevoie) en partenariat avec le musée Rodin.

Dans le cadre de l’exposition « Juana Romani (1867-1923), modèle et peintre. Un rêve d’absolu » (13 mai-20 septembre 2020), le musée Roybet Fould de Courbevoie a souhaité approfondir la réflexion sur la formation des artistes femmes au XIXe siècle.

Les problématiques de transmission pratique et intellectuelle ont notamment été explorées par Alain Bonnet et France Nerlich dans Apprendre à peindre. Les ateliers privés à Paris 1780 à 1863, publication (2013) issue d’un colloque tenu en 2011. L’essai de Séverine Sofio dans ce même ouvrage, ainsi que ses recherches sur les artistes femmes de la fin du XVIIIe siècle et de la première moitié du XIXe siècle (2016), ont permis de faire émerger le rôle des artistes femmes en tant que formatrices. La pédagogie était également au cœur de la récente exposition Transmission/Transgression. Maîtres et élèves dans l’atelier : Rodin, Bourdelle, Giacometti, Richier… (2019), contribuant à mettre en exergue les nombreuses sculptrices formées dans l’atelier d’Antoine Bourdelle. À la suite de deux colloques organisés par AWARE, l’un autour de la problématique de la parentèle (2016), l’autre sur la formation et la professionnalisation (2019), et ce sur une large période entre le XIXe et le XXe siècle, il paraît pertinent de se pencher sur la manière dont les élèves se sont construites en tant qu’artistes au travers de l’apprentissage auquel des femmes ont pu contribuer.

Appel à communication :

Les propositions (350 mots au plus) devront être envoyées au plus tard le 17 février 2020, accompagnées d’une courte bio-bibliographie à : marion.lagrange@u-bordeaux-montaigne.fr et adriana.sotropa@u-bordeaux-montaigne.fr

Les participants recevront une réponse le 24 février 2020.

Les communications devront durer 25 minutes au maximum.

Informations :

http://blog.apahau.org/category/evenements/appels-a-contribution/

http://pariset.hypotheses.org/