Ouvert du mercredi au dimanche de 10h30 à 18h

Exposition estivale au musée : « L’enfance dans l’art, Opus II » jusqu’au 22 septembre 2019

Le musée Roybet Fould ouvre ses portes en juin 1951, suite à la donation voulue par l’artiste Consuelo Fould qui lègue, en 1927, par testament sa villa et ses collections. Après plusieurs années de procédure, un premier directeur fut choisi en la personne de Léon-Charles Canniccioni (Ajaccio, 1879 ; Courbevoie, 1957) qui vécut, plus de dix ans, dans la villa entre 1939 et 1957, dessinant et peignant dans l’ancien atelier de la peintre. Le lieu dédié à l’art et à la création devait, selon le vœu de Consuelo Fould, présenter la vie et l’œuvre de son maître et ami, le peintre Ferdinand Roybet (Uzès, 1840 ; Paris, 1920).

Après 1951, l’établissement devait se doter d’une collection à la mesure des ambitions de son ancienne propriétaire. Contre toute attente et après des années d’expositions d’art contemporain et la présentation de thématiques en liens avec l’histoire de la Ville, le musée Roybet Fould développe une collection de poupées. Mme Florence Poisson, directrice et conservateur du patrimoine, avait localisé dans les archives plusieurs brevets déposés par Consuelo Fould pour la création d’une poupée articulée, point d’ancrage du projet scientifique du musée sur l’histoire des techniques des poupées. Le musée devait alors accueillir le CERP (Centre d’études et de recherches de la poupée) qui regroupait des chercheurs –historiens et sociologues- sur le contexte historique et sociologique des objets en lien avec la pratique du jeu. Un panel très large de spécimens issus des centres de production européens et extra-européens sont alors exposés en salle à partir des nombreuses acquisitions réalisées pour le musée. C’est tout naturellement que l’institution proposa conjointement des expositions sur la place du jeu et/ou des jouets dans nos sociétés, et plus particulièrement la relation qui lie les individus et la poupée.

A l’été 2018, le musée a souhaité renouer avec les expositions-dossiers en prenant appui sur la représentation de l’enfant dans l’art occidental à partir des collections existantes. En 2019, sur la demande des visiteurs, ce projet est renouvelé, en excluant néanmoins les dessins, gravures et affiches déjà présentés et trop fragiles. Le propos est à présent enrichi par de nouvelles acquisitions, prêts et dépôts.

Ill. Roybet Ferdinand (1840-1920), Portrait de Mlle Brame, sans date (vers 1876), huile sur panneau © Courbevoie, musée Roybet Fould

Informations, renseignements et tarifs au 01 71 05 77 92.